Des “belles endormies” aux Maisons du Bonheur :
Entre travaux et vie de famille
En 1995, Daniéla et Christophe Liger-Belair se lancent dans une aventure aussi audacieuse qu’inspirante : redonner vie aux maisons de famille, à l’abandon depuis des décennies. Ces bâtisses, que l’on surnommait alors « les belles endormies », portaient en elles l’histoire et la mémoire d’une lignée vigneronne transmise depuis huit générations.
À cette époque, seule l’exploitation viticole battait encore son plein. Christophe, fidèle à son héritage, poursuivait le travail de la vigne et veillait sur les chais. Autour de lui, les anciennes maisons de vignerons, silencieuses et fatiguées, attendaient patiemment leur renaissance.
C’est Daniéla qui, la première, y voit plus qu’un amas de pierres oubliées. Passionnée d’architecture et de décoration, elle perçoit dans chaque poutre, chaque tuile, chaque porte usée par le temps, le potentiel d’un nouveau départ. Elle entreprend alors la rénovation des maisons, une à une, guidée par une vision : redonner une âme à ce hameau endormi.
Commence alors une aventure humaine et familiale hors du commun. Entre vie de famille et vie de chantier, Daniéla et Christophe élèvent leurs deux filles, Ségolène et Juliette, au milieu des travaux et de la poussière — avec souvent une bétonnière en guise de décoration de salon. Chaque maison qui renaît devient le témoin d’un chapitre de leur histoire.
À mesure que les murs retrouvent leur éclat et que la lumière réinvestit les pièces oubliées, c’est tout un lieu qui reprend vie. Vingt ans d’efforts, de rires, de défis et de fierté pour transformer des ruines en un domaine vibrant d’émotions, de souvenirs et d’avenir.
3 décennies de passion et de transformation :
De la vigne à l’art d’accueillir
Au fil des années, le domaine s’est transformé, lentement, avec la même patience que celle qu’exige le travail de la vigne. Les anciennes maisons de vignerons sont devenues des chambres de charme où plane encore l’âme du passé. Les caves et les chais, témoins de tant de vendanges, ont trouvé une nouvelle vocation : accueillir, réunir, faire vivre des moments de partage.
Peu à peu, le domaine a ouvert ses portes à d’autres formes de convivialité. Des mariages joyeux, des séminaires inspirants, des séjours œnotouristiques.
Ce lieu, jadis tourné uniquement vers la terre et la vigne, est aujourd’hui une maison ouverte à la vie, aux émotions et aux rencontres — un lieu où l’on vient autant pour savourer que pour se souvenir.
Un duo mère fille :
Une aventure qui se poursuit en famille
Aujourd’hui encore, les Maisons du Bonheur restent une histoire de famille.
Daniéla accueille chaque hôte avec bienveillance et attention. Juliette, sa fille cadette, oeuvre au développement et au rayonnement du lieu, prolongeant à sa manière le rêve commencé il y a plus de trente ans maintenant.
Ensemble, elles perpétuent l’esprit des débuts — celui de la simplicité, de l’authenticité et des bonheurs partagés.
Des « belles endormies » aux Maisons du Bonheur, se dessine une histoire de patience, de passion et de transmission. Une aventure qui continue de s’écrire chaque jour, entre héritage et renouveau, pour offrir à chacun un lieu où se ressourcer, célébrer et partager.